KRAFTWERKONLINE : site francophone sur le groupe Kraftwerk - discographie officielle et bootlegs,  26 interviews en français, bibliographie (livres et magazines), visuels, covers/tributes, diagramme Kraftwerk, liens...



Mises à jour du Site

 


Tour 2004 & récit + photos du concert aux Trans Musicales

 

 

 




Diagramme de l'épopée Kraftwerk au format PDF [368 ko]

 

 

Kohoutek - Kometenmelodie tout premier 45 tours de Kraftwerk sorti en Allemagne
45 T "Kohoutek - Kometenmelodie" (1973)

 

 

 

 

 

Discographie non-officielle, live pirate, bootlegs
SOMEWHERE IN EUROPE
LP Matrix KW 1970 / Concerts à Utrecht 1981 et à Paris (Olympia 28/02/76)

 

 

 

 

 

 

Dessins/Collages d'Emil Schult "inspirateur graphique" de Kraftwerk
Dessins / collages réalisés par Emil Schult, pour l'album Ralf & Florian
 

 

[K]raftwerk "centrale électrique" (dans la langue de Goethe) groupe précurseur de la mouvance électronique et inventeur de la "pop robotique", fut créé en 1970 par Ralf Hütter et Florian Schneider-Esleben. La rencontre entre ces deux individualités se fera sur les bancs de la Renschied Kunstakademie près de Düsseldorf, pendant un cours d'improvisation musicale. Ralf étudie le piano et Florian la flûte, à cette époque ils sont attirés par le jazz et la musique improvisée. Après une première formation sous le nom de Organisation, ils forment Kraftwerk. En 1973, ils investissent le Kling Klang studio au centre de Düsseldorf (ils sont toujours dans ce studio devenu mythique de nos jours). Nos deux leaders seront notamment assistés jusqu'en août 1971, par Andreas Hohman, Klaus Dinger et Michael Rother s'en suivra une période où ils officieront en duo jusqu'à l'album Ralf & Florian. C'est pour Autobahn qu'un premier quatuor sera réellement formé avec Wolfgang Flür et Klaus Roeder. Ce dernier sera remplacé par Karl Bartos pour l'enregistrement de Radio-activity en 1975 : l'aventure se poursuivra sans changement de personnel jusqu'à la sortie d' Electric café en 1986. En 1991/92 Fritz Hilpert et Fernando Abrantes rejoindronrt le groupe après les départs successifs de Wolfgang Flür et de Karl Bartos.

+ d'infos sur les diverses formations

 

 

[A]u cours des folles années soixante-dix, Kraftwerk et d'autres formations d'agitateurs teutons telles que Can, Tangerine Dream, Neu, Kluster (puis Cluster), Faust, Guru Guru, Amon Düül I (puis Amon Düül II), Ash ra temple, Klaus Schulz... seront catalogués sous l'appellation Krautrock "rock choucroute" (rock avant-gardiste allemand de la fin des 60's et du début des 70's). A cette époque, ces musiciens sont marqués par le mouvement Fluxus, les expériences, bidouillages sonores, de Karlheinz Stockhausen mais aussi par une volonté de faire éclater les carcans de la musique "pop-rock" anglo-saxonne. La jeunesse allemande reste très marquée par la terrible guerre. Tout est à reconstruire en ce début des années 70, à commencer par une identité culturelle, une identité musicale. Il leur faut notamment réagir face à l'américanisation de la société allemande.

 

 

[L]es pionniers de la musique électronique s'imposeront aux USA et en Europe en 1974 avec l'album Autobahn. En 1975, le morceau Radio-activity, tiré de l'album du même nom remportera un succès pour le moins inattendu en France. Les quatre premiers albums permettent à nos deux comparses d'affiner leur style, c'est-à-dire épurer leurs compositions en retirant successivement les instruments jugés "inutiles" (les instruments acoustiques notamment :"Nous savions parfaitement jouer de ces instruments "classiques", mais nous les trouvions trop limités" : Ralf Hütter). L''improvisation et le foisonnement instrumental de la toute première expérience avec Organisation sont alors oubliés, le groupe tend désormais vers plus de minimalisme et des rythmes mécaniques. (Kraftwerk sera l'un des premiers groupes à monter son propre studio d'enregistrement, celui-ci est alors considéré comme un outil de création au même titre que les synthétiseurs et les boîtes à rythmes : l'antre Kling Klang garni de Moog). A partir de Radio-activity, les voix (les chansons avec des paroles) apparaissent clairement au détriment des compositions strictement instrumentales. De plus, le groupe choisit définitivement de jouer une musique exclusivement électronique.

 

 

[L]'esthétique de Kraftwerk est désormais établie. Les albums suivants seront plus ou moins dans la même continuité avec toujours un thème central particulier, un regard emprunt d'humour, de réflexion, et de romantisme sur la vie industrielle et les innovations technologiques (la joie de la conduite sur les autoroutes en Allemagne, la façon dont les ordinateurs pourraient être intégrés dans la société à l'avenir, l'union parfaite entre la machine et l'homme, cette fascination pour l'idée que les années vingt à cinquante se faisaient du futur...). La rencontre de Kraftwerk avec un certain Emil Schult sera essentielle pour l'esthétique du groupe. De cette collaboration fructueuse sortiront des concepts visuels et sonores, inspirés par la culture européenne des années 20-30, le constructivisme russe et l'art industriel. L'apport d'Emil Schult influera aussi bien les compositions musicales, les textes des chansons, les pochettes des albums que les prestations scéniques. Kraftwerk finira d'ailleurs par engendrer des automates à l'effigie de chacun des quatre musiciens du groupe, ils seront chargés de véhiculer l'image publique de Kraftwerk, et d'assurer les séances photos (The Man machine 1978). Ralf et Florian resteront plus que jamais marqué par le "Gesamtkunstwerk". Musicalement parlant : un "mélange de rythmes funky, de musique concrète et de pop music" selon les affirmations de Florian Schneider. A noter tout de même que le groupe quittera le fameux son analogique si caractéristique, pour adopter un son digital dans l'album Electric café, Kraftwerk entame désormais sa lente régression.

 

[L]es influences musicales majeures reconnues par Ralf Hütter et Florian Schneider sont pour le moins éclectiques : Luigi Russolo ("l'évolution de la musique doit être parallèle à celle des machines" in L’art des bruits, 1913, éd. L'âge d'homme), et tous les musiciens qui ont poursuivis la fascination de Russolo pour l'utilisation des instruments "non-musicaux", Pierre Henry, Karlheinz Stockhausen (expériences sur les générateurs de sons synthétiques à la radio Munichoise), John Cage et les travaux de bandes (tape music), le minimalisme répétitif de La Monte Young et Terry Riley ...Mais également : Chuck Berry, Pink Floyd et la pop sucrée des Beach Boys.

[D]epuis presque 20 ans nos ingénieurs de la pop se consacrent aux expérimentations sonores, quasiment "reclus" dans leur studio-laboratoire de Düsseldorf (rares apparitions en public, pas de véritable album : juste quelques remix de leurs propres titres...). Outre les magnifiques compositions où se mêlent minimalisme, sons synthétiques parfois très froids, approche pop de la mélodie et rythmes dansants, Kraftwerk aura contribué grâce à une imagerie singulière à démocratiser une certaine conception musicale. Kraftwerk déclare avoir créé une "industrielle Volkmusik" (musique populaire industrielle).


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